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ARÈNES Jacques (2009)
S’affronter au néant ou être dévoré par lui. Le travail du négatif dans la problématique croyante contemporaine
La notion de « travail du négatif » peut rendre compte de la spiritualité contemporaine. La dialectique hégélienne du négatif institue chaque moment du devenir comme dépassement possible d’un état antérieur. Ce que donne à voir, et à penser, la spiritualité et la mystique postmoderne, est un « travail » au bord du gouffre, où le labeur du croire se heurte à ce qui le désavoue. Le Dieu s'effaçant, risquant de disparaître, demeure en homologie avec l'angoisse d'un effondrement narcissique possible. Le travail du négatif n’est pas progression irrépressible vers l’avenir totalisant de l’esprit, mais risque vital pris dans un fiat vertigineux. La conscience ne trouve alors de nouvelles figures que dans son mouvement.
Le travail hégélien du négatif possède, dans la reprise qu’en fait André Green, deux aspects. D’un côté, une possibilité, liée à la perte, de recréation de l’objet. Et, d’un autre côté, existe une éventualité négativiste où la perte de l’objet entraîne une expérience de négativité sans fin. La perte peut soit détruire le sujet, soit lui ouvrir le lieu transitionnel de la créativité. Il s’agit alors, non pas de pallier, mais de créer dans le lieu du manque.
Pour illustrer cette problématique de l’éventuelle catastrophe narcissique en rapport avec un cheminement mystique, prenons l’exemple de Marie de la Trinité, dont la biographie nous fait découvrir l’histoire tourmentée, achevée en 1980 au terme d’un parcours épuisant . Sa biographie intéresse nécessairement le psychanalyste, évidemment en raison du croisement de sa trajectoire avec Jacques Lacan.
Télécharger tout le texte en français Type de document : Intervention - Document public - Inséré dans la base le : 2009-11-22
Thème :
C'est pour mieux te manger
Evénement :
2009 Saint-Maurice, Lausanne
Remarque :
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